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PIERRE-ANDRÉ PAGE

CONSEILLER NATIONAL

PIERRE-ANDRÉ PAGE

CONSEILLER NATIONAL

POUR LA SUISSE.ecuCH AVEC FRIBOURG.ecuFR

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NEWS 18.03.2017

Dernière semaine de la session de printemps 2017

AVS: parole au peuple

Le 24 septembre prochain, vous (et moi) déciderons de l’avenir de la réforme de notre prévoyance vieillesse. Jeudi 16 mars dernier, au Conseil national, il fallait 101 voix (la majorité qualifiée) pour que le projet soit accepté… et il a obtenu 101 voix ! Contre ce projet, 91 voix (dont la mienne) et 4 abstentions. Un véritable suspense pour un dossier qui nous touche toutes et tous.

Ce dossier aura quasiment fait l’essentiel de notre troisième – et dernière semaine de la session de printemps. Porté par le Conseiller fédéral socialiste fribourgeois Alain Berset, le projet prévoit, certes, dès 2019, une augmentation mensuelle de la rente AVS de 70 francs pour les célibataires et de 226 francs pour les couples mariés. Mais il fait également baisser de 6,8% à 6% le taux de conversion des avoirs du deuxième pilier – ce qui ne touche pas la génération des plus de 45 ans, dite génération de transition. Mais encore, ce projet relève l’âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans, dès 2018 par quatre étapes de 3 mois chacune.

Voilà pour les nouveautés. Comment les financer ? La retraite pour tous à 65 ans permet de réduire les dépenses de 1,2 milliard de francs ; une réduction de la déduction de coordination va augmenter les cotisations pour le deuxième pilier. Mais surtout, deux éléments de poids vont tailler dans le porte-monnaie de chacune et de chacun : une augmentation des cotisations sur les salaires de 0,3% permettra de financer l’augmentation des rentes et une autre augmentation, de 0,6% celle-là de la TVA devrait stabiliser la situation financière de l’AVS jusqu’à l’horizon des années 2030.

En résumé, et c’est là, notamment, la raison de mon « non », un projet à première vue généreux (augmentation des rentes AVS) mais qui n’assainit pas les caisses fédérales de l’AVS. La campagne va être lancée et nous nous prononcerons, en votation populaire fédérale, le 24 septembre prochain. En même temps que nous dirons « oui » à la sécurité alimentaire.

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye

 


NEWS 14.03.2017

Deuxième semaine de la session de printemps 2017

Agriculture et chemin de fer

Agriculture et chemin de fer: voilà deux mots qui peuvent, brièvement, résumer notre deuxième semaine de session parlementaire de printemps au Conseil national. Sans oublier d’ajouter bien évidemment, que la Chambre du peuple a étudié bon nombre d’initiatives, motions, postulats et autres interpellations autour de sujets aussi divers que variés !

Importante décision, mardi 7 mars dernier: le Conseil national a suivi le Conseil des Etats et approuvé le contreprojet de la Chambre des cantons à l’initiative « Pour la sécurité alimentaire ». Une décision prise par 173 voix contre 7 et 11 abstentions et qui obligera le souverain à se prononcer. Le peuple dira donc s’il entend que l’agriculture suisse se consacre d’abord à la production indigène, que les terres agricoles soient protégées et que le secteur agroalimentaire réponse aux exigences du marché. Avec ce contreprojet, c’est toute la filière « de la fourche à la fourchette » qui est concernée et qui sera améliorée pour le bien de tous, du producteur au consommateur.

Autre sourire pour l’agriculture: l’enveloppe budgétaire pour l’agriculture 2018-2021, même réduite de 232 millions de francs – le Conseil fédéral entendait économiser 514 millions de francs – s’élèvera, pour les quatre années à venir, à 13,56 milliards de francs.

Le train du Conseil fédéral retourne en gare

Moins de chance en revanche pour les chemins de fer: le Conseil national a renvoyé le train d’une nouvelle organisation de l’infrastructure ferroviaire au Conseil fédéral ! Il demande ainsi à l’Exécutif fédéral d’extraire CFF Cargo pour en faire une entreprise indépendante, demande également à ce que les cantons et autres associations de transport reçoivent de plus larges droits de participation aux décisions (notamment en ce qui concerne les tarifs). Dernier wagon de réclamation enfin pour le Conseil national: il souhaite que les droits des passagers soient réglés dans une loi indépendante.

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye

 


NEWS 07.03.2017

Conseil national: le contre-projet à la Sécurité alimentaire approuvé

Belle victoire pour l’agriculture

Mardi 7 mars dernier, le Conseil national a largement – quasiment à l’unanimité – approuvé le contre-projet à l’initiative sur la sécurité alimentaire: 173 oui, 7 non et 11 abstentions. Je suis intervenu à la tribune pour soutenir ce contre-projet et je vous en donne les principales raisons ci-après.

Question sécurité alimentaire, le contre-projet met en évidence l’approvisionnement de notre population en denrées alimentaires: la production indigène doit être la première mesure pour assurer la sécurité alimentaire de la Suisse: la production indigène doit être renforcée et le contre-projet élargit cette approche en intégrant toute la filière, de la fourche à la fourchette.

Ainsi encore, le contre-projet approuvé préserve les terres agricoles, renforce le principe d’une agriculture multifonctionnelle comme il demande une agriculture et un secteur agroalimentaire qui répondent aux exigences du marché. Les dispositions du contre-projet permettront de lutter contre le dumping des prix mais aussi le dumping au niveau du respect de l’environnement.

Enfin, et ce n’est pas le moins important, toute la filière, du producteur au consommateur, doit prendre conscience de la valeur de ce qui est produit, transformé et consommé. «Je n’ai, comme paysan, aucune satisfaction de voir le résultat de mon travail finir dans une poubelle ! Il est important de redonner une meilleure valeur à ce que l’on consomme chaque jour, avec un respect pour le travail de tous les acteurs de la filière».

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye

 


NEWS 06.03.2017

Première semaine de la session de printemps 2017

Casinos, retraites, climat & Cie

Bien qu’elle s’appelle «de printemps», la session du Conseil national dont nous venons de vivre la première semaine, ne mérite pas tout à fait son nom… Et pas seulement question météo ! A Berne, le Palais fédéral a été secoué de quelques vents contraires.

Depuis lundi 27 février dernier, nous avons repris le chemin du Palais fédéral. Au menu de notre session de printemps, l’été de quelques jeux d’argent, l’automne de nos vies (les retraites) ou encore l’hiver de l’accord de Paris sur le climat. Le premier lundi a permis au Conseil national d’assermenter une revenante: notre collègue socialiste fribourgeoise Ursula Schneider Schüttel a succédé à Jean-François Steiert, élu l’an dernier au Conseil d’Etat du canton.

Le soleil de l’été des jeux d’argent sera masqué de quelques nuages: le Conseil national a exigé que l’accès internet en Suisse à des jeux d’argent en ligne non autorisés soit bloqué.

L’automne de nos vies, ce sont notre AVS, nos retraites. La réforme de la prévoyance vieillesse reste un thème bien controversé: le Conseil national a maintenu ses positions et continue de rejeter le supplément de 70 francs sur les rentes AVS ainsi que le propose le Conseil des Etats. Mais il entend aménager le deuxième pilier et permettre ainsi aux assurés d’économiser un capital-vieillesse plus élevé. Quant à l’âge de la retraite, la Chambre du peuple insiste pour que l’âge limite de la retraite passe à 67 ans, automatiquement, dès que l’AVS se trouvera dans une situation financière difficile. Au tour maintenant de la Chambre des cantons de réétudier ce dossier.

Vent hivernal enfin sur l’accord de Paris sur le climat: contre la volonté de l’UDC, le Conseil national a approuvé cet accord par 123 voix contre 62 et 8 abstentions. Les émissions de CO2 ont donné à discuter: le Conseil fédéral souhaite que la Suisse réduise ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici à 2030. L’UDC avec les radicaux ont proposé de se contenter de 40% – proposition rejetée en plenum par 104 voix contre 87 et 2 abstentions. Mais attention, si le souhait du Conseil fédéral de 50% passe la rampe, le coût sera élevé pour la population et pour l’économie: plusieurs milliards de francs !

La garde des petits animaux pour les loisirs

Petit clin d’œil enfin: le Conseil national a suivi sa Commission et approuvé une motion facilitant la garde des petits animaux. J’ai rapporté au nom de la Commission en expliquant que «la détention de petits animaux de rente à titre de loisirs doit être soutenue: nous devons être conscients que, pour de nombreuses personnes, cette activité apporte un équilibre, permet à de nombreux enfants de garder un contact avec la nature. Mais nous sommes également conscients que cette problématique diffère d’un endroit à l’autre dans notre pays. Le cœur d’un village de campagne ne ressemble pas à la proximité d’une ville ou de certains quartiers d’habitation: suivant où, ces élevages peuvent poser et causer problème. Le chant d’un coq, tôt le matin, n’est pas apprécié de la même manière par tous les habitants d’une région… La modification de loi proposée par la motion permettra aux éleveurs de poules et de lapins de s’adonner à leur hobby (toujours plus à la mode) dans des bâtiments agricoles inoccupés (toujours plus nombreux).» Selon le texte ainsi adapté, il sera permis de reconstruire des abris pour des petits animaux s’ils ont été détruits par une force majeure (incendie, par exemple).

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye

 


REPORTAGE

Voyage au Sénégal avec Nouvelle Planète

Mon voyage africain – Mon engagement humanitaire

A l’ouest du continent africain, sur la côte Atlantique, le Sénégal. A quelques 150 km à l’est de sa capitale Dakar, Touba Cocky, un petit village de paysans. C’est là que, dix jours durant à fin juillet 2016, j’ai vécu une belle et riche expérience humanitaire : avec « Nouvelle Planète », en marge du 30e anniversaire de cette organisation d’entraide internationale basée à Lausanne et en compagnie de sept personnalités de Suisse romande, je suis allé apporter mon aide à la construction d’une banque de céréales.

Question au Conseiller national: comment concilier pareille démarche avec votre engagement politique d’élu UDC ?

Je ne me sens nullement en opposition ! Au contraire, mon voyage m’a conforté dans ma vision : nous devons offrir notre soutien à ces populations, là où elles vivent, là où elles travaillent, afin de les aider à toujours mieux exploiter leurs richesses et à devenir indépendantes. C’est aussi ma réponse aux actuelles et brûlantes questions d’immigration.

Question à l’agriculteur : le paysan africain peut-il apprendre du savoir-faire suisse ?

Nous avons toujours tous à apprendre ! Aujourd’hui, les agriculteurs de Touba Cocky n’ont guère de variétés dans les cultures qu’ils travaillent. Sans doute aussi parce qu’ils n’ont pas la formation nécessaire ni le soutien qu’il faudrait. En fonction du climat, ils pourraient développer d’autres cultures, fruits, céréales, légumes… Nous le leur avons suggéré. Comme nous avons beaucoup parlé de notre système de formation duale, notre apprentissage lié à la pratique dont ils pourraient, à coup sûr, beaucoup profiter.

Question à Pierre-André : rencontres, échanges, anecdotes, comment revient-on d’un tel séjour ?

Ces journées ont été mon premier voyage dans cette partie de l’Afrique. J’y ai rencontré une population accueillante et généreuse, d’une extrême gentillesse. J’ai été frappé comment ils vivent avec aussi peu de moyens et combien, par exemple, le travail de s’approvisionner, hors du village, avec l’eau d’un puits profond de 40 mètres, est astreignant.

www.nouvelle-planète.ch

Pour soutenir le projet de banque de céréales au Sénégal...

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