PIERRE-ANDRÉ PAGE

CONSEILLER NATIONAL

PIERRE-ANDRÉ PAGE

CONSEILLER NATIONAL

POUR LA SUISSE.ecuCH AVEC FRIBOURG.ecuFR

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NEWS 20.12.2017

Les derniers jours de la session d’hiver au Conseil national

Budget, cyberdéfense, réseaux électriques…

Les sujets les plus divers n’ont pas manqué lors de cette troisième et dernière semaine de la session d’hiver des Chambres fédérales. Y compris la leçon d’éducation du Président du Conseil national : notre collègue Dominique de Buman a expliqué la différence entre le flirt et le harcèlement…

C’est toujours un gros dossier de la session d’hiver, le budget de la Confédération pour l’année suivante. Celui de 2018 a finalement été accepté après quelques allers et retours entre les deux Chambres: pour notre paysannerie, budget rime avec succès puisque de nouvelles coupes dans l’agriculture n’ont pas été faites.

Le Conseil national s’est rallié à la proposition de la Conférence de conciliation concernant le projet de transformation et d’extension des réseaux électriques. Ainsi, les ménages et les PME soumis au monopole électrique devront passer à la caisse pour financer le soutien supplémentaire apporté à l’énergie hydraulique. Un soutien cependant limité dans le temps, dit la version de la Conférence. Cette décision aidera-t-elle au financement des toitures photovoltaïques qui ne touchent pas encore le RPC ? De mon côté, je l’espère… mais il faudra rester au courant et suivre ce dossier de très près.

Lundi de la troisième semaine, la Chambre basse a clairement refusé une intervention des Verts qui exigeait une interdiction des expérimentations médicales sur des primates. Notre canton de Fribourg aurait été directement touché par pareille interdiction car, au sein de notre Université, nous avons un groupe de travail qui effectue ce genre de recherches… en étroite et parfaite collaboration avec la protection des animaux.

La Chambre basse a, par contre, approuvé une intervention exigeant la création, au sein de notre Armée, d’une organisation de cyberdéfense.

 

Noël et Nouvel-An

Au soir de cette année 2017 et à l’aube de la Nouvelle Année, laissez-moi vous souhaiter, très cordialement, de Belles et Heureuses Fêtes et vous présenter mes vœux les meilleurs de bonheur, santé et succès pour 2018 ! Je me réjouis de notre prochaine rencontre,

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 11.12.2017

Conseil national: une intense deuxième semaine de session d’hiver

Agriculture et budget au cœur des débats

L’agriculture et le budget 2018 de la Confédération auront été au cœur d’intenses débats du Conseil national pour sa deuxième semaine de session d’hiver. Mercredi 6 décembre, en la fête de la Saint-Nicolas, l’Assemblée fédérale a élu le Conseiller fédéral Alain Berset Président de la Confédération pour 2018. Une brillante élection (190 voix sur 210 bulletins) qui honore notre canton de Fribourg qui, l’an prochain, verra deux de ses politiciens aux plus hautes destinées du Pays, avec Dominique de Buman à la tête du Conseil national. Chaleureuses félicitations à Alain Berset et meilleurs vœux pour son année présidentielle !

Mardi 5 décembre, j’ai rapporté au nom de la Commission de l’Economie et des Redevances. Afin de compenser les pertes liées à la suppression de la loi chocolatière, l’agriculture bénéficiera d’un soutien à hauteur de 2,031 milliards de francs pour la promotion de la production et les ventes de produits au cours des années 2018 à 2021. Le Conseil des Etats a éliminé la dernière divergence dans l’arrêté appelé à pallier la fin des subventions aux exportations. La Suisse se conforme ainsi aux exigences de l’OMC. La Chambre des cantons a suivi sans opposition la proposition du Conseil national de ne pas limiter les subventions aux céréales destinées à l’alimentation humaine. Le supplément versé pour les céréales s’appliquera également aux fourrages. La Suisse a jusqu’en 2020 pour supprimer les aides à l’exportation des produits agricoles transformés, comme le chocolat qui donne son surnom à la loi. Elle se conformera aux exigences de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui ne veut plus de ce système de subventions introduit en 1974. Le projet élaboré par les Chambres fédérales va plus loin que celui du Conseil fédéral qui avait fixé le plafond de dépenses à 1,951 milliard de francs.

Ma question sur la PA 2022 et la réponse du Conseil fédéral

J’ai questionné le Conseil fédéral à propos de son Rapport sur la Politique agricole 2022 qui ne tient pas compte de la votation populaire du 24 septembre dernier et qui met danger la vie et la survie de nombreuses exploitations agricoles et donc de familles paysannes. Le Conseil fédéral m’a répondu «qu’il met en oeuvre à la lettre le nouvel article constitutionnel, respectant ainsi entièrement la volonté du peuple.» Car, l’article constitutionnel approuvé par le souverain «ne vise pas une augmentation de la production indigène, mais une production de denrées alimentaires adaptée aux conditions locales et utilisant les ressources de manière efficiente, soit une agriculture indigène plus fortement axée sur la durabilité.»

Et le Conseil fédéral de poursuivre, et de préciser que «dans la vue d’ensemble, il vise, dans le cadre du développement de la politique agricole, une diminution des droits de douane dans le domaine agricole. Des simulations montrent que, grâce à des mesures d’accompagnement, les mutations structurelles seraient en moyenne de l’ordre de ce que nous connaissons aujourd’hui. Une réduction des droits de douane agricoles serait donc judicieuse du point de vue économique et réalisable de manière socialement supportable peur l’agriculture.»

Et en conclusion à sa réponse, le Gouvernement me dit vouloir, «avec la Politique agricole 2022 plus, créer des conditions-cadres qui permettent à notre agriculture de relever les défis du futur de manière autonome, en faisant preuve d’esprit d’entreprise et en axant la production sur le marché.» J’aime à croire que tout cela sera aussi simple… Mais je continuerai à veiller au grain – dans l’intérêt de la défense de notre communauté paysanne !

Oui à une table ronde

Le Parlement a saisi l’occasion du débat autour de l’initiative d’Uniterre pour fustiger le Conseil fédéral sur son Rapport de PA 2022 – et plus particulièrement le Conseiller fédéral Johann Schneider Ammann. Je lui ai formellement demandé de recevoir les paysans actifs et, lors d’une table ronde, lui permettre d’écouter – et d’entendre – les revendications de la base. La vraie base faite de celles et ceux qui luttent au quotidien. Le Conseiller fédéral a accepté ma proposition.

De mon côté, je suis déçu que l’Union Suisse des Paysans ait proposé d’accepter le contre-projet à l’initiative qui a ouvert les portes au libéralisme: notre défense professionnelle n’aurait jamais dû accepter ce contre-projet du Conseil fédéral et garder l’initiative largement soutenue par le souverain.

Budget 2018: des divergences !

Quant au budget 2018, les divergences sont encore nombreuses entre les deux Chambres et les discussions vont se poursuivre la troisième semaine de session. Dossier à suivre donc… Mais dans l’intervalle, bonne continuation du temps de l’Avent à chacune et à chacun !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 03.12.2017

Les quatre premiers jours de la session d’hiver au Conseil national

Dominique qui rit, Pierre-André qui pleure

Semaine vraiment mitigée que ces quatre premiers jours de la session d’hiver du Conseil national ! C’est vrai, d’un côté, la belle élection de notre collègue fribourgeois Dominique de Buman que 160 voix (sur 179) ont porté à la présidence du Conseil national pour 2018 ! Mais de l’autre, les difficultés toujours croissantes que connaît la paysannerie suisse et deux réponses négatives du Conseil fédéral à deux de mes motions, l’une sur la TVA et l’autre sur la priorité du mariage religieux.

La délégation fribourgeoise au Conseil national, comme d’ailleurs, l’ensemble de mon canton, ont de quoi pavoiser ! La belle élection de Dominique de Buman qui devient ainsi, pour 2018, le Premier Citoyen du Pays, couronne ses trois décennies de vie politique et son engagement constant et honnête au service de toute la communauté ! Sincères félicitations, Dominique !

Mais la joie de cette élection de lundi et la chaleur de la fête populaire de mercredi en ville de Fribourg ne sauraient cacher les difficultés que connaissent présentement le monde agricole et les familles paysannes. Le tout récent Rapport du Conseil fédéral sur la politique agricole 2022 ne répond pas aux attentes des agriculteurs et, surtout, est en contradiction avec l’opinion populaire exprimée en votation le 24 septembre dernier: les citoyens suisses veulent une production de proximité ! Au contraire, le Rapport 2022 va, à coup sûr, engendrer des situations dramatiques, faillites, paysans à l’aide sociale… Et pour en «ajouter une couche», le Conseil des Etats a lancé, cette semaine aussi, un fort mauvais signal en décidant de diminuer le budget destiné aux améliorations structurelles dans l’agriculture: déjà que le Conseil fédéral proposait une diminution de 6,6 millions de francs, les sénateurs proposent… une diminution de 18 millions de francs ! Entre nos deux Chambres, le bras de fer se poursuit…

Une alliance avec le parti socialiste a permis à l’UDC de proposer le transfert de 442 millions de francs au fonds de l’AVS et non, comme le souhaitait le Conseil fédéral au fonds des infrastructures ferroviaires: ce transfert est la conséquence de l’issue négative de la dernière votation sur la réforme de l’AVS.

Deux motions refusées, mais…

Mes deux récentes motions n’ont guère plu au Conseil fédéral qui a proposé de les refuser. La première demande de traiter fiscalement de manière identique les manifestations sportives (exemptées de TVA) et les événements culturels. Avec la seconde motion, je demande de supprimer l’interdiction de célébrer un mariage religieux avant un mariage civil. J’ai refusé les réponses négatives du Conseil fédéral et demandé que mes deux motions soient débattues en plenum du Conseil national.

Les deux semaines à venir ne seront pas faciles… Il s’agira, entre autres, de défendre le budget alloué à l’agriculture. Je m’y emploierai, avec conviction.

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 28.11.2017

Berne: élection au Conseil national

Dominique de Buman, Premier citoyen du Pays

Belle élection que celle réalisée ce lundi 27 novembre 2017 au Conseil national par mon collègue Dominique de Buman: 160 voix pour être confirmé en qualité de Président du Conseil national, Président de l’Assemblée fédérale et Premier citoyen du Pays ! A côté des honneurs qui rejaillissent sur notre canton, cette année de présidence va être, pour Fribourg, l’occasion d’afficher son rôle de canton-pont entre les cultures et les langues, son ambition de canton résolument tourné vers l’avenir – mais avec le cœur solidement ancré dans les traditions de notre terre. Cette terre que les paysans aiment tant mais dont il devient toujours plus difficile d’en vivre – à cause de la politique désastreuse du Conseil fédéral à l’endroit de l’agriculture… Avec mes chaleureuses félicitations à Dominique de Buman, je compte aussi sur lui pour continuer à appuyer les familles paysannes !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 01.10.2017

Dernière semaine de session pour le Conseil national

Un peu de Tessin, beaucoup de Billag

La troisième et dernière semaine de la session d’automne du Conseil national s’est achevée vendredi 29 septembre par toute une série de votes finaux. Mais auparavant, la semaine a été, notamment, marquée par la chaleureuse réception du nouveau Conseiller fédéral dans son canton et par les vives discussions autour de l’initiative «No-Billag».

Jeudi 28 septembre, j’ai fait le voyage de «Bern» à «Bellinzona»… Un Romand dans un train de la Suisse alémanique au Tessin, quoi de plus symbolique pour démontrer la diversité et la cohésion de notre Pays ! Accompagné de son épouse Paola, le nouveau Conseiller fédéral Ignazio Cassis a été accueilli, entre autres personnalités, par l’ancien Conseiller fédéral Flavio Cotti. La réception chaleureuse où l’émotion s’est mêlée au Merlot s’est déroulée à Bellinzona, la cité aux trois châteaux forts médiévaux de Castelgrande, Castello Montebello et Castello Sasso Corbaro, hier ouvrages de défense et aujourd’hui symbole de la ville inscrits à l’inventaire du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Retour à la politique. Ce même jeudi matin, je suis monté à la tribune du Conseil national pour combattre l’initiative des Verts «Fair-Food»: après la retentissante victoire, le dimanche précédent, de l’initiative des paysans pour la sécurité alimentaire, cette initiative tombait comme un cheveu sur la soupe. Les citoyens ont inscrit la sécurité alimentaire dans notre Constitution, c’est le pas qu’il fallait faire. Les propositions des Verts étaient exagérées, auraient entraîné une masse de travail administratif supplémentaire, auraient grevé le budget fédéral de nouvelles subventions ou de diminutions de droits de douane… Bref, je ne me suis pas laissé séduire par cette idée verte et j’y ai opposé mon feu rouge. Tout comme le Conseil national.

Politique toujours avec les longs – et passionnés – débats autour de l’initiative «No-Billag». Au vote, le Conseil national a rejeté, par 122 voix contre 42 et 15 abstentions, l’initiative populaire «No-Billag» demandant la suppression des redevances de radio et de télévision. Si j’ai voté « non » à cette initiative, j’ai toujours été favorable à la proposition de l’UDC qui souhaitait fixer à CHF 200.- la redevance annuelle.

Je rejette cette initiative car la suppression totale de la redevance met en péril notre service public de radio et télévision, indispensable aujourd’hui à garantir la voix de toutes les régions, de toutes les langues de notre Suisse. Mais je mets deux bémols: le prix actuel de la redevance est beaucoup trop élevé d’une part et, d’autre part, elle est injuste parce qu’elle frappe à double. Prenez l’exemple d’un ouvrier travaillant dans une PME: comme citoyen, il paie sa redevance. Comme ouvrier, son patron paie la redevance, même si, dans sa scierie ou sa carrosserie, il n’aura guère le temps (et la possibilité technique) d’écouter la radio ou de regarder la télévision… Même double facture pour le patron d’une entreprise qui doit s’acquitter de la redevance à titre privé et pour son entreprise ! Injuste que ces doublons !

Si notre service public doit être financé, il sera sans doute nécessaire de revenir à charge pour corriger ces injustices. Le feuilleton «No-Billag» n’a pas encore inscrit le mot «fin» ….

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


REPORTAGE

Voyage au Sénégal avec Nouvelle Planète

Mon voyage africain – Mon engagement humanitaire

A l’ouest du continent africain, sur la côte Atlantique, le Sénégal. A quelques 150 km à l’est de sa capitale Dakar, Touba Cocky, un petit village de paysans. C’est là que, dix jours durant à fin juillet 2016, j’ai vécu une belle et riche expérience humanitaire : avec « Nouvelle Planète », en marge du 30e anniversaire de cette organisation d’entraide internationale basée à Lausanne et en compagnie de sept personnalités de Suisse romande, je suis allé apporter mon aide à la construction d’une banque de céréales.

Question au Conseiller national: comment concilier pareille démarche avec votre engagement politique d’élu UDC ?

Je ne me sens nullement en opposition ! Au contraire, mon voyage m’a conforté dans ma vision : nous devons offrir notre soutien à ces populations, là où elles vivent, là où elles travaillent, afin de les aider à toujours mieux exploiter leurs richesses et à devenir indépendantes. C’est aussi ma réponse aux actuelles et brûlantes questions d’immigration.

Question à l’agriculteur : le paysan africain peut-il apprendre du savoir-faire suisse ?

Nous avons toujours tous à apprendre ! Aujourd’hui, les agriculteurs de Touba Cocky n’ont guère de variétés dans les cultures qu’ils travaillent. Sans doute aussi parce qu’ils n’ont pas la formation nécessaire ni le soutien qu’il faudrait. En fonction du climat, ils pourraient développer d’autres cultures, fruits, céréales, légumes… Nous le leur avons suggéré. Comme nous avons beaucoup parlé de notre système de formation duale, notre apprentissage lié à la pratique dont ils pourraient, à coup sûr, beaucoup profiter.

Question à Pierre-André : rencontres, échanges, anecdotes, comment revient-on d’un tel séjour ?

Ces journées ont été mon premier voyage dans cette partie de l’Afrique. J’y ai rencontré une population accueillante et généreuse, d’une extrême gentillesse. J’ai été frappé comment ils vivent avec aussi peu de moyens et combien, par exemple, le travail de s’approvisionner, hors du village, avec l’eau d’un puits profond de 40 mètres, est astreignant.

www.nouvelle-planète.ch

Pour soutenir le projet de banque de céréales au Sénégal...

Visitez avec moi le Parlement fédéral à Berne puis partageons un repas…

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