PIERRE-ANDRÉ PAGE

CONSEILLER NATIONAL

PIERRE-ANDRÉ PAGE

CONSEILLER NATIONAL

POUR LA SUISSE.ecuCH AVEC FRIBOURG.ecuFR

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NEWS 20.03.2021

Troisième et dernière semaine de la session de printemps

Politique agricole et… Covid-19

Cette troisième et dernière semaine de la session de printemps des Chambres fédérales aura été marquée par la Politique agricole (PA22+) et par… la loi Covid-19: une loi finalement approuvée par le Conseil national (179 voix contre 9) après une conférence de conciliation avec le Conseil des Etats. Cette loi est plus généreuse qu’initialement prévu, notamment pour les indépendants.

La grande réforme de la politique agricole de la Confédération a été rejetée par 100 voix contre 95 ! Le Conseil national a donc décidé de suspendre la politique agricole PA22+ et a chargé le Conseil fédéral de présenter une nouvelle stratégie pour l’agriculture suisse. Mais dans la foulée, la Chambre du peuple a voté, par 144 voix contre 14 et 38 abstentions, un montant de 14 milliards de francs d’enveloppes financières en faveur de la politique agricole pour les années 2022 à 2025: ces enveloppes sont nécessaires, malgré la suspension de la PA22+. Ce montant doit encore être examiné par la Chambre des cantons.

Le pourquoi d’un renvoi…

Cette suspension de PA22+ – que j’approuve et que j’ai voté – n’est pas un coup de poignard dans le dos des agriculteurs: elle mérite quelques explications. Certes le message du Conseil fédéral aborde moult aspects (économie, écologie, de société) et permettrait de dessiner l’avenir de notre agriculture. Mais, dans la pratique, la mise en œuvre de cette PA22+ entraînerait une baisse du taux d’auto-approvisionnement de notre pays: une baisse contraire à notre Constitution fédérale (objectif fixé à l’article 104a: « la Confédération veille à ce que l’agriculture (…) contribue (…) à la sécurité de l’approvisionnement de la population »). Et il y a plus grave, pour les agriculteurs eux-mêmes: les revenus du secteur agricole chuteraient, des terres agricoles seraient perdues; et les importations augmenteraient (avec des produits de quelle sécurité de qualité ?). De plus, les paysans seraient confrontés à une surcharge, quasi chicanière, de tâches administratives…

Enfin, il n’est pas inutile de rappeler les efforts considérables auxquels notre agriculture a déjà consenti, notamment dans la réduction de l’emploi de produits phytosanitaires ou dans des démarches de protection de la nature, des eaux ou du respect des animaux.

Cette suspension de la PA22+ n’est pas un enterrement ! Mais ce report va permettre d’établir un état des lieux exhaustif et de préparer une politique agricole cohérente avec une vision à long terme. Nos paysans le méritent !

Marco Chiesa

Sécurité humaine dans la coopération, c’est non !

Je n’ai pas eu de chance avec ma motion qui demandait au Conseil fédéral, dans son prochain message sur la coopération internationale, de renforcer les moyens financiers octroyés à la Division Sécurité humaine. Je suis de l’avis que le rôle de notre pays doit être d’anticiper les problèmes, de désamorcer des situations de tension, de crise, de contribuer à éviter qu’elles ne dégénèrent en conflits, en guerres ou en catastrophes naturelles. Et je demandais que cette aide en matière de sécurité soit doublée. Je n’ai pas compris la position des autres partis qui préfèrent aller soigner et aider dans des pays à problèmes au lieu d’aider ces mêmes pays à anticiper les difficultés…

Les voies « sauvages » pour VTT

Enfin, j’ai déposé une interpellation demandant au Conseil fédéral, face à la prolifération de voies « sauvages » pour VTT à travers, notamment, nos forêts, si la nouvelle loi sur les voies cyclables s’appliquera également à ces voies, souvent établies sans l’aval des autorités ou des propriétaires de parcelles. Et quelles seraient les responsabilités de ces propriétaires en cas d’accident ?

Voilà. En selle pour la prochaine session, extraordinaire, au début mai. Et d’ici là, reposantes et vivifiantes fêtes pascales. Prenez toujours bien soin de vous et de vos proches !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 14.03.2021

Initiatives du 13 juin prochain: conséquences catastrophiques

Conseil fédéral interpellé

Dans trois mois, le 13 juin 2021, nous serons appelés à nous prononcer sur deux initiatives populaires « Pour une eau potable propre (…) pas de subventions pour l’utilisation de pesticides (…) » et « Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse ». Pourquoi en parler déjà aujourd’hui ? Parce qu’une acceptation de ces deux textes serait catastrophique pour notre agriculture, pour le consommateur, pour l’approvisionnement de notre pays. Raison pour laquelle j’ai déposé, cette deuxième semaine de session, une interpellation demandant au Conseil fédéral quelles seraient vraiment les conséquences de deux « oui »…

Ces deux initiatives partent peut-être d’un bon sentiment: la protection de la nature, de notre environnement, le maintien de la qualité de nos sols et des produits travaillés par notre agriculture comme le respect des exigences des consommateurs. Elles ont cependant un défaut principal, leur extrémisme ! Un extrémisme dangereux aux multiples et catastrophiques conséquences. Dans un souci d’honnête information, j’ai donc interpellé le Conseil fédéral afin de savoir quelles seraient les conséquences d’un double « oui »: par exemple, combien coûtera le renchérissement des produits réalisés sans pesticides ? Ou encore, produits suisses plus chers, produits étrangers importés moins chers et cultivés dans des conditions incontrôlables ? Et puis, l’agriculture devra revenir à une utilisation accrue du désherbage mécanique: donc utilisation de machines produisant du CO2, est-ce cohérent avec la volonté de la nouvelle loi sur le CO2 de le réduire ? Enfin, la production autochtone va reculer et notre taux d’auto-approvisionnement diminuer… Notre pays sera plus dépendant qu’aujourd’hui de ses importations: et si les frontières viennent à être fermées – comme dans un cas de pandémie ? Les réponses du Conseil fédéral permettront, je l’espère, à chaque citoyen et citoyenne de voter en connaissance de cause.

> Lien vers le texte déposé

Marco Chiesa

Le Conseil national a tacitement rejeté le texte de l’initiative populaire qui demandait l’interdiction de l’expérimentation animale… Je suis intervenu pour soutenir ce rejet, après avoir visité à l’Université de Fribourg, le Centre de recherche et de l’animalerie. Et après avoir été convaincu par l’avis de ces chercheurs qui respectent scrupuleusement la législation suisse (l’une des plus strictes au monde) et qui travaillent sous l’étroite surveillance d’une commission vétérinaire. L’expérimentation animale n’est pas un projet en soi mais une étape dans un protocole de recherche qui privilégie d’abord d’autres méthodes techniques. N’oublions pas que, sans expérimentation animale, nous n’aurions aujourd’hui pas de vaccin contre le Covid-19 ! Les recherches basées sur l’expérimentation animale sont aussi utiles pour la maladie de Parkinson, pour la chirurgie des yeux ou pour des essais sur la possibilité de permettre aux paraplégiques de remarcher.

Conseil national Session de printemps 2021, Huitième séance, 10.03.21, 08h00
Prise de parole à propos de l’initiative populaire Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine – Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès.

Le Conseil national a accepté, par 119 voix contre 65, une motion demandant de sanctionner les émissions de bruit excessives émanant du trafic routier. Comme une minorité de mon parti, je me suis opposé à cette nouvelle forme supplémentaire d’amendes: la construction de murs anti-bruit comme les revêtements phono-absorbants des routes permettent déjà de lutter contre ces nuisances.

A signaler enfin au bilan de cette deuxième semaine de session, deux accords tacites du Conseil national – que je partage entièrement: une motion qui demande à la Confédération d’encourager et de financer des mesures ciblées permettant aux propriétaires de forêts de maintenir une forêt saine, stable et adaptée au climat: 25 millions de francs sur quatre ans sont prévus. Et une autre motion qui demande à la Confédération de soutenir le développement des installations de biomasse dans notre pays.

Conseil national Session de printemps 2021, Neuvième séance, 10.03.21, 15h00
Il ne faut pas mettre en danger les installations de biomasse en Suisse, mais les maintenir et les développer.

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 08.03.2021

Premiers jours de mars, première semaine de session

Putsch et transparence

La toujours tragique pandémie du Covid-19 aura marqué les premiers jours de la session de printemps du Parlement… Avec le putsch du Conseil national à l’adresse de l’Exécutif fédéral ! Une première semaine où l’on trouve aussi la transparence parmi une multitude d’objets.

Mercredi 3 mars 2021, par 97 voix contre 90 et six abstentions, le Conseil national a adopté une déclaration demandant au Conseil fédéral d’assouplir rapidement les mesures contre le coronavirus. Un texte qui, notamment, exige la réouverture des restaurants, lieux culturels, de divertissement, de sport et de loisirs dès le 22 mars prochain. Un texte demandant aussi que la règle des cinq personnes soit immédiatement levée.

Pour moi, ce putsch ne visait pas à renverser le Gouvernement: nous sommes bien conscients des difficultés que rencontre le Conseil fédéral dans la conduite de cette crise, complexe, brutale et inattendue. Mais j’ai voté cette déclaration dans le souci de rappeler au Conseil fédéral les problèmes de survie financière que rencontre notre économie, une économie aujourd’hui quasiment à genoux ! Mon souci est que tout soit rapidement entrepris afin de relancer la vie économique – et sociale – de notre pays tout en respectant des mesures de protection sanitaire élémentaires.

Réouverture des restaurants

Question transparence, le Conseil national a décidé que les partis politiques devraient déclarer tous les dons de plus de 15’000 francs: je suis personnellement opposé à pareille transparence. Nous avons, comme élu, à observer une certaine confidentialité autour de nos soutiens, qui n’a rien à voir avec de la cachotterie mais qui respecte la volonté de celles et ceux qui nous font confiance.

Autre transparence – avec laquelle alors je suis entièrement d’accord, celle que le Conseil national a approuvé, par 166 voix contre 14 et 3 abstentions: les boulangeries et autres commerces vendant du pain sont obligés à déclarer le pays de provenance à un endroit bien visible pour le client. Pour les produits transformés, tels que les sandwichs, il s’agirait de déclarer le pays de production du pain. Et si le pain est local, c’est encore mieux !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye

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