PIERRE-ANDRÉ PAGE

CONSEILLER NATIONAL

PIERRE-ANDRÉ PAGE

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POUR LA SUISSE.ecuCH AVEC FRIBOURG.ecuFR

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NEWS 09.05.2021

Sucre, dons d’organes, profils ADN au menu de la session de mai

Le sucre sauvé, attention au sel !

Premier et gros sujet de la brève session extraordinaire de mai 2021 au Conseil national: la betterave et son sucre ! Un sucre suisse provisoirement sauvé puisque, si la Chambre du peuple a décidé, par 116 voix contre 66, le maintien d’une protection douanière de CHF 70/to et une contribution de CHF 2’100/ha/an, la Chambre des cantons doit encore se prononcer.

« Aujourd’hui, notre sucre suisse est en danger de mort. Et sans aide, la production de sucre va disparaître très rapidement dans notre pays » ai-je déclaré lundi 3 mai devant le plenum. Déjà que les surfaces de production betteravière ont diminué de 21’000 à 16’000 hectares en quelques années. Déjà aussi qu’en septembre 2020, j’interpellais le Conseil fédéral pour qu’il autorise l’insecticide « le gaucho » afin de combattre un puceron qui réduisait la production indigène de sucre de moitié et diminuait le taux en sucre de la betterave. A l’époque, le Conseil fédéral nous avait dit être conscient du problème: seulement voilà, depuis rien n’est résolu !

Conseil national, Session spéciale mai, Première séance 03.05.21, 14h30.
Stop au bradage ruineux du sucre! Pour la sauvegarde de l’économie sucrière indigène: réponse à Mme Rytz.

Marco Chiesa

Et si le sucre suisse disparait (un aliment de base, une matière première pour l’industrie alimentaire qui participe au revenu de 4’500 familles paysannes), notre pays sera obligé d’importer du sucre produit, lui, dans des conditions que nous ne souhaitons pas, du sucre de canne arrivant par bateau de pays lointains, ce que nous ne souhaitons pas non plus !

Après le sucre, attention au sel !

Oui, après cette courte victoire pour le sucre, attention à la facture, salée elle, qui attend nos familles, nos exploitations agricoles, nos PME, notre Suisse le 13 juin prochain si la Loi sur le CO2 et les deux initiatives (contre les pesticides et pour une eau potable propre) sont acceptées par le souverain.

J’ai déjà dit, ici et ailleurs, tout le mal que je pense de cette Loi sur CO2, une loi onéreuse qui bombarde le citoyen de taxes nouvelles (notamment sur l’essence, moyen essentiel de vie et de survie pour bon nombre de nos concitoyens), une loi inutile puisque notre pays est déjà exemplaire en ce qui concerne les émissions de CO2 (elles ont reculé de 24% en dix ans), une loi injuste puisqu’elle défavorise les régions périphériques et de montage face aux régions citadines du pays.

Marco Chiesa

A côté de cette loi, le danger vient encore des deux initiatives phytos, extrêmes, quasi suicidaires pour notre sécurité alimentaire ! Ces textes, qui se trompent totalement de cible, auraient de très fâcheuses conséquences: la stricte interdiction de pesticides va réduire la productivité de notre agriculture. Donc, diminution de nos produits, donc nécessité d’en importer davantage… Oui mais importer quoi ? Des produits venus de pays où les pesticides sont largement utilisés: alors pour quel bénéfice ? D’une part, notre paysannerie périclite et d’autre part notre citoyen consomme des produits de qualité douteuse !

Mais ces deux initiatives phytos ont une bien plus dangereuse conséquence, sociale elle: après un premier fossé creusé ces derniers mois par la pandémie de la Covid-19 entre les très riches et les très pauvres de notre pays, voilà que ces deux initiatives vont creuser davantage le fossé entre les Suisses des villes et les Suisses des champs ! Alors que les deux ont besoin de l’autre !

Pour mémoire, une année durant, l’eau du Rhin a été analysée et les résultats sont édifiants: les produits chimiques issus de l’industrie et des ménages ont représenté 65 tonnes, les médicaments 20 tonnes comme 20 tonnes également pour les additifs alimentaires artificiels. Et les produits de protection des plantes ? Une petite, une tonne. Ne fusillons pas les coupables mais rendons à l’agriculture ce qu’elle mérite. Et surtout, interrogeons-nous : mes médicaments ? mes détergents ? mes additifs alimentaires ? mes produits de beauté et de nettoyage ? Quels efforts faisons-nous vraiment pour en diminuer la consommation ? Osons-nous lancer cette question: qui, vraiment, de la ville ou de la campagne, pollue le plus ?

Viser ces pollueurs, c’est viser juste. Mais viser l’agriculture avec ces initiatives phytos, c’est se tirer une balle dans le pied.

N’oubliez pas le 13 juin prochain et, d’ici là, prenez (toujours) bien soin de vous !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye

Suivez mes dernières interventions sur ma page du site www.parlement.ch
Motion du 5.5.21: Réinstallation: préserver la tradition humanitaire de la Suisse en respectant la volonté du parlement.
Motion du 5.5.21: Pas de compte bancaire pour les clandestins.
Interpellation du 4.5.21: La Confédération permet des importations de lait en Suisse. Une attitude incompréhensible de la part de nos autorités.
Interpellation du 3.5.21: L’Office fédéral d’environnement est-il en campagne pour la loi sur le CO2 ?


NEWS 20.03.2021

Troisième et dernière semaine de la session de printemps

Politique agricole et… Covid-19

Cette troisième et dernière semaine de la session de printemps des Chambres fédérales aura été marquée par la Politique agricole (PA22+) et par… la loi Covid-19: une loi finalement approuvée par le Conseil national (179 voix contre 9) après une conférence de conciliation avec le Conseil des Etats. Cette loi est plus généreuse qu’initialement prévu, notamment pour les indépendants.

La grande réforme de la politique agricole de la Confédération a été rejetée par 100 voix contre 95 ! Le Conseil national a donc décidé de suspendre la politique agricole PA22+ et a chargé le Conseil fédéral de présenter une nouvelle stratégie pour l’agriculture suisse. Mais dans la foulée, la Chambre du peuple a voté, par 144 voix contre 14 et 38 abstentions, un montant de 14 milliards de francs d’enveloppes financières en faveur de la politique agricole pour les années 2022 à 2025: ces enveloppes sont nécessaires, malgré la suspension de la PA22+. Ce montant doit encore être examiné par la Chambre des cantons.

Le pourquoi d’un renvoi…

Cette suspension de PA22+ – que j’approuve et que j’ai voté – n’est pas un coup de poignard dans le dos des agriculteurs: elle mérite quelques explications. Certes le message du Conseil fédéral aborde moult aspects (économie, écologie, de société) et permettrait de dessiner l’avenir de notre agriculture. Mais, dans la pratique, la mise en œuvre de cette PA22+ entraînerait une baisse du taux d’auto-approvisionnement de notre pays: une baisse contraire à notre Constitution fédérale (objectif fixé à l’article 104a: « la Confédération veille à ce que l’agriculture (…) contribue (…) à la sécurité de l’approvisionnement de la population »). Et il y a plus grave, pour les agriculteurs eux-mêmes: les revenus du secteur agricole chuteraient, des terres agricoles seraient perdues; et les importations augmenteraient (avec des produits de quelle sécurité de qualité ?). De plus, les paysans seraient confrontés à une surcharge, quasi chicanière, de tâches administratives…

Enfin, il n’est pas inutile de rappeler les efforts considérables auxquels notre agriculture a déjà consenti, notamment dans la réduction de l’emploi de produits phytosanitaires ou dans des démarches de protection de la nature, des eaux ou du respect des animaux.

Cette suspension de la PA22+ n’est pas un enterrement ! Mais ce report va permettre d’établir un état des lieux exhaustif et de préparer une politique agricole cohérente avec une vision à long terme. Nos paysans le méritent !

Marco Chiesa

Sécurité humaine dans la coopération, c’est non !

Je n’ai pas eu de chance avec ma motion qui demandait au Conseil fédéral, dans son prochain message sur la coopération internationale, de renforcer les moyens financiers octroyés à la Division Sécurité humaine. Je suis de l’avis que le rôle de notre pays doit être d’anticiper les problèmes, de désamorcer des situations de tension, de crise, de contribuer à éviter qu’elles ne dégénèrent en conflits, en guerres ou en catastrophes naturelles. Et je demandais que cette aide en matière de sécurité soit doublée. Je n’ai pas compris la position des autres partis qui préfèrent aller soigner et aider dans des pays à problèmes au lieu d’aider ces mêmes pays à anticiper les difficultés…

Les voies « sauvages » pour VTT

Enfin, j’ai déposé une interpellation demandant au Conseil fédéral, face à la prolifération de voies « sauvages » pour VTT à travers, notamment, nos forêts, si la nouvelle loi sur les voies cyclables s’appliquera également à ces voies, souvent établies sans l’aval des autorités ou des propriétaires de parcelles. Et quelles seraient les responsabilités de ces propriétaires en cas d’accident ?

Voilà. En selle pour la prochaine session, extraordinaire, au début mai. Et d’ici là, reposantes et vivifiantes fêtes pascales. Prenez toujours bien soin de vous et de vos proches !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye

Retrouvez mes anciennes publications dans la rubrique
« Archives »

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