PIERRE-ANDRÉ PAGE

CONSEILLER NATIONAL

POUR LA SUISSE.ecuCH AVEC FRIBOURG.ecuFR

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NEWS 05.12.2022

Le budget 2023 au menu de la première semaine de la session d’hiver

La semaine des (gros) sous

Lundi 28 novembre dernier, une fois traversé le dédale des stands de la Foire aux oignons de la Ville fédérale, le Conseil national a retrouvé sa place sous la Coupole pour désigner son nouveau président: le centriste grison Martin Candinas a été élu par 181 voix sur 188 bulletins valables. Ben vegni, cordialas gratulaziuns !

Mais la semaine aura surtout été la semaine des (gros) sous… avec l’examen détaillé du budget de la Confédération pour 2023. Un budget adopté jeudi par 137 voix contre 49: la mouture du Gouvernement prévoyait 81,3 milliards de francs de recettes pour 86,2 milliards de francs de dépenses avec un déficit de financement de 4,8 milliards de francs. Le Conseil national a ajouté quelque 15,11 millions de francs de dépenses.

Même si le budget du Conseil fédéral respecte le frein aux dépenses, l’UDC s’y est opposé car il s’agit de freiner l’augmentation des postes de travail à la Confédération. A l’image de la gauche qui souhaitait créer deux nouveaux postes dans le domaine de l’homologation de produits phytosanitaires: «Il faut faire preuve de retenue» a dit le Conseiller fédéral Ueli Maurer qui a été suivi: les postes ont été balayés par 94 voix contre 93, avec la voix prépondérante du Président Candinas.

Seul dans mes propres rangs

Par contre, j’ai personnellement soutenu la création de ces deux postes: la lenteur dans l’homologation de produits phytosanitaires dessert le monde paysan. Je l’ai expliqué (cf LA LIBERTE du 30.11.2022 en page 3) en prenant l’exemple récent des betteraves sucrières… Plusieurs agriculteurs risquent de se rendre à l’étranger pour s’approvisionner en produits interdits dans notre pays. Par cohérence, j’ai donc appuyé, en vain, la création de ces deux postes.

Le loup, le vin et les paiements directs

Au fil de ces débats financiers (trois jours et quelque neuf heures et demie), le Conseil natinal a alloué 4 millions de francs supplémentaires pour mieux protéger les troupeaux contre les loups. Il a approuvé 6,2 millions de francs de plus pour la promotion des ventes de vin suisse ainsi que 3,9 millions de francs pour la préservation des races indigènes d’animaux de rente. Dans le domaine des paiements directs dans l’agriculture, le Conseil national a augmenté l’enveloppe de 161 millions de francs par rapport à ce que proposait le Conseil fédéral.

Le Conseil national a par contre refusé des augmentations de dépenses défendues par la gauche pour l’aide humanitaire en Ukraine, pour des fonds internationaux, pour le programme Erasmus+, pour la Croix-Rouge suisse, pour soutenir l’économie circulaire, pour subventionner l’énergie. La gauche n’a pas réussi non plus à réduire l’enveloppe pour l’armement.

Armée suisse

Des recettes convoitées

Si l’imposition minimale des entreprises n’est pas disputée, les recettes qui en découleront sont très convoitées. Le Conseil des Etats veut privilégier les cantons, le Conseil national a plaidé pour une répartition égale entre Confédération et cantons. L’administration estime ces recettes entre 1 et 2,5 milliards de francs. Le Conseil fédéral propose 75% aux cantons et 25% à la Confédération: le dossier s’en retourne aux Etats. Peronnellement, je soutiens cette répartition qui sera soumise au verdict du peuple le 18 juin 2023.

Toutes et tous avec une racine paysanne…

A relever enfin que, dans la perspective de l’élection de deux nouveaux conseillers fédéraux le 7 décembre prochain, le groupe des parlementaires bourgeois proches de l’agriculture a auditionné les quatre candidates et candidats: cette séance, tenue lundi matin, aura permis aux parlementaires de mieux connaître les connaissances et visions de leurs collègues dans le secteur de l’agriculture.

Bonne semaine à chacune et à chacun !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 22.10.2022

Le 22.10 de Pierre-André Page

Le 22.10. Oui, dans une année, dimanche 22 octobre 2023, les élections fédérales. Je suis prêt et motivé à me représenter à ma réélection au Conseil national. Mais pour l’heure, je m’engage contre la nouvelle loi sur le climat qui veut une société «tout à l’électrique» alors que nous ne produisons pas assez d’électricité…

Elections fédérales… Pour la Suisse. Avec Fribourg. Le slogan ne change pas, mes convictions sont toujours les mêmes. Avec votre soutien, je veux poursuivre mon engagement. Ce «22.10 de Pierre-André Page» vous donne rendez-vous, régulièrement, sur mon site. Ne manquez pas le prochain…

Armée suisse

Aujourd’hui, face à la crise de l’énergie, notre pays fait fausse route avec sa nouvelle loi sur le climat… La Confédération nous conduit vers une société «tout à l’électrique». La nouvelle loi exige l’abandon des énergies fossiles et du nucléaire, la transformation de nos installations de chauffage, le changement de nos véhicules… Mais nos concitoyens et concitoyennes, responsables, ont déjà pris d’eux-mêmes des mesures, par exemple en installant pompes à chaleur ou panneaux photovoltaïques… Point n’est besoin de rajouter des interdictions et autres prescriptions. C’est la raison du referendum de l’UDC que je soutiens.

Il est d’abord urgent et nécessaire de produire de l’électricité: oui au rehaussement de nos barrages, oui aux turbines à gaz, oui aux réserves obligatoires, oui à la réduction des eaux résiduelles.

Nous devons certes protéger notre environnement et notre climat. Mais nous devons d’abord, maintenant, pour notre population, pour notre économie, pour nous tous, produire de l’électricité ! Ne nous trompons pas de combat et soutenons le referendum de l’UDC suisse.

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 04.10.2022

Session d’automne: la surprise de la troisième semaine

Sucre, glaciers et avions

C’est dans les dernières minutes de la troisième (et dernière) semaine de la session d’automne de notre Parlement que la surprise est tombée… Notre Conseiller fédéral Ueli Maurer se retire. Et tourne le manège… jusqu’en décembre prochain et l’élection de son successeur ou de sa successeure. Mais revenons à cette troisième semaine…

Il y a deux ans, je déposais une motion visant à protéger notre sucre suisse. Sachant que notre production sucrière est en danger, je voulais trouver une solution pour garder cette production dans notre pays. Le Conseil fédéral a estimé qu’il avait fait le job. C’est vrai que, depuis deux ans, la situation a évolué: mais j’attends aujourd’hui toujours que la recherche appuie ces nouveaux produits qui n’ont plus de néonicotinoïdes. J’ai donc maintenu ma motion, voulant ainsi garder une certaine pression sur la recherche… Mais le maintien de ma motion a été refusé par 105 voix contre 72 et six abstentions.

Initiative des glaciers et son contre-projet: je me suis opposé à l’une comme à l’autre, parce qu’une interdiction des énergies fossiles est utopique pour notre économie comme pour nos entreprises. Par contre, je reste convaincu que nous devons favoriser les énergies renouvelables comme le photovoltaïque, le bois, la géothermie profonde. Le biocarburants et carburants synthétiques sont également des carburants avec pratiquement pas ou peu de production de CO2. Ils fonctionnent avec des moteurs thermiques et nos régions périphériques devront certainement continuer à utiliser pareils moteurs pour pouvoir se déplacer en toute sécurité.

Aujourd’hui déjà, nous avons trop peu d’électricité et elle est chère. Malgré cela, l’initiative dite des Glaciers et le contre-projet veulent interdire le mazout, le gaz, le diesel et l’essence comme sources d’énergie. Chauffage et conduite automobile ne seraient plus possibles qu’avec l’électricité… Même avec un paysage recouvert de panneaux solaires et garni d’éoliennes, notre approvisionnement en électricité sera loin d’être suffisant en hiver. Alors ? Alors l’UDC a annoncé son intention de lancer un referendum contre cette loi sur la consommation d’électricité. Des débats électriques au programme…

Référendum contre l’initiative pour les glaciers: débat entre Pierre-André Page et Elisabeth Baume-Schneider / Forum / 9 min. / mardi à 19:41

Notre sécurité, aérienne celle-là, devrait être maintenant garantie. Le message sur l’armée 2022 comprend environ six milliards de francs pour l’acquisition de 36 avions de combat F-35 et près de deux milliards pour un nouveau système BODLUV Patriot. Il a fallu l’action coordonnée des deux Chambres du Parlement pour décider de l’acquisition immédiate des F-35 afin de garantir la protection de notre population ces prochaines décennies.

Une session d’automne fort chargée de dossiers et d’émotions… Pour les émotions, on remettra ça en décembre… A bon entendeur…

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 24.09.2022

Deuxième semaine de la session d’automne du Parlement

Des défaites amères

Cette deuxième semaine de session d’automne du Conseil national nous laissera un goût amer de défaites… Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir tout essayé, dans des domaines aussi sensibles pour le consommateur, pour le producteur, pour nos concitoyens et concitoyennes que sont: la biodiversité ou encore le prix des carburants…

Au chapitre de la biodiversité, malgré notre opposition au contre-projet, ce dernier a été accepté par le Conseil national par 106 voix contre 78. Nos arguments: non à une dictature de la biodiversité, non à une série de mesures qui lient les mains de l’agriculture et de l’énergie, non à un affaiblissement de la production indigène de denrées alimentaires, non à un affaiblissement de la production d’énergie, non à des coûts supplémentaires… Tous ces arguments n’ont pas réussi à convaincre une majorité du Conseil. Au nom de la biodiversité, nous mettons ainsi en péril tout un pan de nos activités économique de production. Dommage ! Parce que, aujourd’hui déjà, les efforts quotidiens auxquels consentent des organisations de protection de la nature, le monde paysan, en plaine comme en montagne, et même, tout simplement, nos concitoyens et concitoyennes, ces efforts existent, ils sont constants. Point n’était donc besoin de ce contre-projet.

Armée suisse

Au chapitre du prix des carburants, malgré notre proposition de supprimer les taxes sur les huiles minérales pour faire baisser leur prix, une majorité du Conseil national en a décidé autrement. Dommage ! Ce printemps déjà, avant le grand débat parlementaire, j’avais proposé de supprimer les taxes sur les huiles minérales (en tous les cas celles qui ne touchent pas l’entretien des routes). Une démarche simple qui aurait fait baisser le prix des carburants… Le Conseil fédéral avait clairement rejeté ma proposition: et le Conseil national a suivi. Dommage ! Parce qu’aujourd’hui toujours, les prix des carburants sont à la hausse et contribuent fortement à l’inflation que subissent nos concitoyens et concitoyennes.

Au chapitre enfin de l’agriculture, le Conseil national a rejeté plusieurs motions que nous défendions: nous souhaitions que le Gouvernement revienne sur plusieurs mesures décidées par voie d’ordonnance qui imposent des efforts supplémentaires. Je l’ai dit haut et fort: «Ces ordonnances de l’OFAG ne sont pas du tout dans la direction souhaitée par la profession». Mais je n’ai pas été écouté. A tout le moins, certaines de nos démarches parlementaires doivent encore être traitées par le Conseil des Etats. Maigre espoir…

Une semaine au goût amer de défaites… Mais pas de quoi entamer notre volonté et notre enthousiasme à poursuivre la défense de ce pan essentiel de notre économie, la production agricole qui garantit un autoapprovisionnement suffisant de notre population.

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 14.09.2022

Baisse du taux d’auto-approvisionnement

Notre sécurité alimentaire menacée

En mai dernier (voir article du 13.05.22), je me suis inquiété auprès du Conseil fédéral de ses intentions de prendre des mesures qui entraîneraient une diminution de notre taux d’auto-approvisionnement. Devrions-nous alors compenser une baisse de production indigène par des importations ? Et notre Gouvernement entend-t-il garantir notre sécurité alimentaire ?

Le 17 août dernier, le Conseil fédéral a répondu à mon interpellation. Mais cette non-réponse ne me satisfait nullement. A tel point que je la publie dans son intégralité: à vous de vous faire une opinion… Cette interpellation sera encore prochainement discutée dans les deux Chambres de notre Parlement. Et je défendrai fermement le maintien d’un taux d’auto-approvisionnement qui garantisse la sécurité alimentaire de notre pays.

Armée suisse

Réponse du Conseil fédéral:

«Lors de la session de printemps 2021, le Parlement a décidé de mettre en œuvre dans le cadre de son initiative parlementaire «Réduire le risque de l’utilisation de pesticides» certaines dispositions de la Politique agricole à partir de 2022 (PA22+), qu’il avait suspendue; ces dispositions concernent les produits phytosanitaires et les excédents d’éléments fertilisants. Le Parlement a pris cette décision en connaissance de cause, puisque les conséquences en sont décrites dans le message sur la PA22+. En édictant les ordonnances relatives, le Conseil fédéral concrétise la volonté du Parlement.

«1. L’article 104a de la Constitution fédérale exige que la sécurité alimentaire soit garantie à long terme en Suisse. La sécurité alimentaire s’entend comme l’accès en tout temps de la population à une quantité suffisante de denrées alimentaires de bonne qualité et à un prix payable. En Suisse, la sécurité alimentaire n’est pas menacée pour le moment. Les mesures adoptées dans le train d’ordonnances contribuent à préserver durablement des bases essentielles de la production nationale, comme la fertilité des sols et la biodiversité, afin que l’agriculture suisse puisse apporter, à l’avenir également, une large contribution à l’approvisionnement en denrées alimentaires de la population helvétique. Si, à court terme, des mesures pour la préservation des bases de la production peuvent entraver la production indigène de calories, à moyen et long terme elles renforcent la production nationale et réduisent ainsi la dépendance vis-à-vis des importations de denrées alimentaires.

«2. L’ampleur des importations de denrées alimentaires en Suisse dépend, entre autres, de la protection douanière, de l’accroissement de la population, de l’évolution des prix sur les marchés intérieur et étranger et de la demande des consommateurs et consommatrices en Suisse. Les fluctuations de récolte dues aux conditions météorologiques jouent également un rôle important pour l’offre. Comparées à ces facteurs, les mesures adoptées dans le train d’ordonnances devraient avoir des effets relativement faibles sur les importations de denrées alimentaires. Il est important de préciser que la principale cause de la faim dans le monde ne tient pas à une production mondiale trop faible de denrées alimentaires mais à la pauvreté et aux problèmes logistiques qui privent d’accès à ces dernières les pays concernés par cette problématique. Quant aux restrictions à l’exportation, elles sont aussi préjudiciables. C’est pourquoi la Suisse s’engage, dans le cadre de la coopération internationale, pour le développement économique des pays concernés par la pauvreté et contre les restrictions à l’exportation. Les efforts que la Suisse déploie pour remédier à la crise actuelle ont été développés par le Conseil fédéral dans sa réponse à l’interpellation Badertscher («Crise alimentaire mondiale. Que fait la Suisse ?»). Concernant les pays importateurs, il convient de souligner que les importations de denrées alimentaires en Suisse proviennent principalement de l’espace de l’UE, qui n’est pas menacé de famine.

«3. Compte tenu de l’accroissement de la population et de la diminution des surfaces agricoles, le taux d’autosuffisance ne peut être maintenu que si les prairies permanentes sont exploitées pour la production de lait et de viande selon une intensité adaptée aux conditions locales et si les cultures sur terres assolées sont destinées davantage à l’alimentation humaine directe. Il est également important que les changements au niveau de la production et de la consommation se développent de manière synchrone. Il faut en outre réduire les pertes de denrées alimentaires et préserver la qualité et la quantité des sols agricoles. En ce qui concerne les pertes de denrées alimentaires, le Conseil fédéral a adopté, le 6 avril 2022, un plan d’action visant à réduire de moitié d’ici 2030 le gaspillage alimentaire, par rapport à son niveau de 2017. Le taux d’autosuffisance est toutefois insuffisant pour fournir une évaluation complète de la sécurité alimentaire, car il ne tient pas compte de facteurs importants, tels que la forte dépendance aux importations pour les moyens de production agricoles (énergie, engrais, semences, produits phytosanitaires, machines, etc.) ou la viabilité écologique de la production.»

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