PIERRE-ANDRÉ PAGE

CONSEILLER NATIONAL

PIERRE-ANDRÉ PAGE

CONSEILLER NATIONAL

POUR LA SUISSE.ecuCH AVEC FRIBOURG.ecuFR

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NEWS 13.05.2022

Conseil national: trois jours de session spéciale

Armée et auto approvisionnement

Du 9 au 11 mai, le Conseil national a siégé en session spéciale. En réalité, rien de spécial à ces trois journées de travail parlementaire, comme nous le rappelle M. Philippe Schwab, secrétaire général de l’Assemblée fédérale: «On devrait plutôt parler de séance de rattrapage (…) pareille session est précieuse face à l’augmentation des interventions parlementaires (…) En fait, cette session spéciale n’est qu’un prolongement décalé dans le temps de la session ordinaire». Voilà pour ce rafraîchissement organisationnel…

Spéciale, cette session l’aura tout de même été quant à un thème-phare, le budget de l’armée suisse. La guerre en Ukraine a boosté la thématique: les commissions de politique de sécurité des deux Chambres ont déposé une motion visant à augmenter progressivement le budget militaire dès l’an prochain, avec pour objectif de passer de 5 à 7 milliards de francs d’ici à 2030. Le Conseil national a accepté la motion par 111 voix contre 79.

Armée suisse

Réfléchir, puis dépenser

J’ai personnellement soutenu pareille motion: notre armée, au cœur de l’Europe, doit être crédible, moderne, équipée en adéquation aux risques actuels. Il ne s’agira pas de dépenser pour dépenser: il s’agit, dès maintenant, d’analyser la situation sécuritaire et les menaces, puis de fixer des priorités – parmi lesquelles la cyberdéfense, la défense au sol, par exemple. Notre armée doit également être crédible si nous entendons rechercher des collaborations avec nos voisins. Mais pour collaborer, nous devons apporter quelque chose: nous ne pouvons simplement déléguer notre défense à nos voisins

Auto approvisionnement: mon interpellation

Le conflit en Ukraine remet la question de notre auto approvisionnement (alimentaire) au goût du jour. Or, le rapport du Conseil relatif à l’ouverture de la consultation concernant une initiative parlementaire (19.475), mentionne que «le taux d’auto approvisionnement brut devrait atteindre 54,2% en 2026». Mais à l’heure actuelle, la situation est bien différente et la crise économique engendrée par la guerre au cœur de notre continent change la donne. J’ai donc interpellé le Conseil fédéral en lui demandant «s’il est opportun de mettre en place des mesures qui vont réduire le taux d’auto approvisionnement».

Deux autres questions encore: «La Suisse devra compenser cette baisse de la production indigène par des importations. Est-ce que notre pays n’a pas aussi le devoir moral de ne pas contribuer à l’augmentation de la demande et des prix sur les marchés internationaux, en sachant que d’autres pays au pouvoir d’achat plus faible risquent d’être confrontés à des problèmes de famine ?»

Et finalement, «comment le Conseil fédéral envisage maintenir un taux d’auto approvisionnement élevé, garant de notre sécurité alimentaire, dans la situation actuelle de croissance de notre population ?»

> 09.05.22 Lien vers l’interpellation: « Baisse du taux d’auto-approvisionnement dans le cadre de la concrétisation de l’initiative parlementaire et en lien avec les évolutions à moyen et long terme »

La réponse gouvernementale suivra. Comme la session d’été, ordinaire celle-là, dès le 30 mai et pour trois semaines… A bientôt !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 21.03.2022

Conseil national: dernière semaine de la session de printemps

Notre sécurité et notre autonomie

La guerre en Ukraine préoccupe le monde, l’Europe et la Suisse. Au-delà des fantastiques élans de solidarité dans notre pays, au-delà de l’accueil facilité avec un permis « S » accordé aux Ukrainiens, le Conseil national s’est penché sur cette tragédie humaine et sur ses conséquences, immédiates et à moyen terme sur notre sécurité et notre économie.

Notre budget militaire doit être augmenté afin de permettre à notre armée d’être en capacité, humaine et matérielle, d’assurer la sécurité de notre pays. Mais dans l’immédiat, cette guerre a des conséquences pratiques sur nos auto-approvisionnements en énergie et en denrées alimentaires. La Chambre du peuple a accepté, par 105 voix contre 84, une motion de Franz Grüter, UDC/LU, visant à supprimer la TVA sur les carburants.

Armée suisse

Une motion, une interpellation

De mon côté, j’ai déposé une motion demandant au Conseil fédéral, dans les meilleurs délais, de supprimer les taxes sur les huiles minérales qui ne sont pas directement liées à l’entretien du réseau routier national.

> 14.03.22 Lien vers la motion déposée et développement « Suppression des taxes sur les huiles minérales »

J’ai interpellé le Conseil fédéral à propos de notre auto-approvisionnement alimentaire : et j’ai proposé que nos agriculteurs soient autorisés, sans délai, à utiliser des surfaces aujourd’hui dédiées aux jachères et autres diverses compensations écologiques pour mettre en place des cultures qui produisent des denrées alimentaires. Comme par exemple, du colza ou du tournesol pour de l’huile, des céréales pour du pain et des farines pour les animaux. Quant aux productions de pommes de terre et de cultures maraîchères, elle doivent, en ces temps incertains, devenir prioritaires.

> 15.03.22 Lien vers le texte déposé et développement « Autoapprovisionnement. Réorientation urgente des cultures »

Toujours au chapitre de notre indépendance énergétique, le Conseil national a accepté un postulat de commission demandant au Conseil fédéral d’étudier le potentiel hydraulique lié au retrait des glaciers. Des retraits qui créent actuellement près de 1’200 nouveaux lacs dans d’anciennes régions glaciaires : leur exploitation permettrait d’accroître notre autonomie dans le secteur électrique.

Encore le Covid-19…

La pandémie du Covid-19 est encore bien présente parmi nous. Dans les débats parlementaires aussi : le Conseil national a accepté, par 128 voix contre 32, une motion de sa commission visant à permettre aux pesonnes immunodéprimées d’avoir accès à des médicaments qui protègent contre le coronavirus : une prophylaxie qui permettrait d’éviter des formes graves de la maladie et qui, sans doute, sera nécessaire l’automne prochain.

Le Conseil national a également accepté à l’unanimité une motion de sa commission visant à préciser dans la loi sur les épidémies, les indemnisations dues aux personnes et entreprises contraintes de cesser ou de restreindre leurs activités en raison des mesures sanitaires décidées par les autorités.

Jeunes, téléphone et fromage

Contre l’avis de sa commission compétente, le Conseil national a décidé, par 99 voix contre 90 et 3 abstentions, de ne pas classer une initiative parlementaire octroyant le droit de vote dès 16 ans. Quant à moi, je pense que celui ou celle qui vote doit participer pleinement à la vie active et être solidaire de sa communauté en s’acquittant de ses impôts : 16 ans c’est trop tôt et d’ailleurs, les jeunes eux-mêmes, le souhaitent-ils vraiment ?

Question téléphone et technologie de la 5G, nous devons maintenant aller de l’avant : en Suisse romande, nous avons déjà suffisamment de retard. Et les mesures d’accompagnement prises par le Conseil fédéral répondent largement aux soucis des cantons de Genève, du Jura et de Neuchâtel dont les initiatives demandaient un moratoire : initiatives rejetées par le Conseil national.

Enfin, comme dans un bon menu, un morceau de fromage : par 89 voix contre 80 et 7 abstentions, le Conseil national a adopté une motion visant à verser la prime fromagère directement aux producteurs. Objectif, soutenir les producteurs !

Avec ou sans fromage, mais avec les prochains œufs de votre ferme voisine, à chacun et à chacune, Joyeuses Fêtes de Pâques !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 11.03.2022

Via Sicura, Conseil de sécurité, Union Européenne, Armée

Les routes du Conseil national

Tout au long de la deuxième semaine de session de printemps, le Conseil national aura emprunté diverses routes aux destinations et aux issues fort différentes… Ici question sécurité, là impasses, là encore une ouverture…

Via Sicura a longuement occupé la Chambre du peuple mercredi 9 mars: par 148 voix contre 73, décision a été prise de moins punir les conducteurs fautifs. La peine minimale d’un an de prison pour les délits de chauffard a été supprimée et la durée minimale du retrait de permis a été réduite à une année, proposition du Conseil fédéral acceptée sur le fil par 94 voix contre 92 et deux abstentions. Par ailleurs, les peines seront atténuées pour les ambulanciers, les pompiers et les policiers ayant effectué un excès de vitesse en service.

Autre route, celle conduisant la Suisse à New York pour occuper un siège d’observateur non permanent au Conseil de sécurité des Nations-Unies: par 125 voix contre 56, le Conseil national soutient cette candidature. Quant à une ouverture de négociations d’adhésion de notre pays à l’Union Européenne, cette proposition socialiste a été rejetée par 117 voix contre 40 et 30 abstentions.

Epandage du lisier

La neutralité de la Suisse a été au cœur de ces débats: de mon côté, je pense que notre neutralité n’est nullement synonyme de frilosité ou de désintérêt pour le monde qui nous entoure. Au contraire, et notre pays l’a témoigné tout récemment encore, nous savons dénoncer les attaques à la souveraineté, les crimes de guerre et nous sanctionnons leurs auteurs. Quant à l’Europe, je rappelle que nous sommes toujours ouverts aux accords bilatéraux, un système qui convient à notre fonctionnement politique.

La route vers l’armée est ouverte aux femmes. Bien évidemment aujourd’hui déjà, à titre de volontariat. Mais pour demain, le Conseil national a accepté, par 125 voix contre 64, un postulat de notre collègue UDC Stefanie Heimgartner (AG) demandant au Conseil fédéral d’examiner la possibilité de rendre la journée d’orientation de l’Armée obligatoire pour les femmes. Pareille obligation permettrait de montrer à toutes les femmes les avatanges d’un service militaire volontaire et de la protection civile.

Dans un tout autre registre, le Conseil national a refusé une motion verte, par 127 voix contre 58, demandant l’instauration d’une « taxe au kilomètre » pour les denrées importées. Une fausse bonne idée: défendre les produits locaux est juste, pénaliser le papier de la ménagère ne l’est pas – en nous rappelant que notre auto-approvisionnement en denrées alimentaires n’est que de 52%, donc la moitié de ce que nous consommons provient de l’étranger.

Un dernier mot pour répéter, si besoin était, que même si la sévérité de Via Sicura a été atténuée, le respect des vitesses, la sobriété et la prudence restent indispensables ! Bonne route !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye


NEWS 04.03.2022

Conseil national: une session aux couleurs bleues et jaunes

Ukraine, glaciers et troupeaux

La situation en Ukraine voisine ne nous laisse pas indifférents… Bravo à tous ces élans de solidarité exprimés, depuis mon canton aussi, envers la population victime d’un acte de guerre aussi violent qu’incompréhensible. Et comme l’a rappelé notre Président de la Confédération, toutes ces familles, femmes et enfants, sont les bienvenues dans notre pays : nos frontières leur sont ouvertes sans autre tracasserie administrative ! Mais au-delà de cette solidarité bien naturelle, reste un profond sentiment d’inquiétude : l’équilibre géopolitique de notre Europe vient d’être profondément renversé. Et notre « demain » ne sera plus jamais le même.

Epandage du lisier

L’initiative pour les glaciers n’aura pas laissé nos parlementaires de glace… Bien au contraire… Plusieurs dizaines d’orateurs à la tribune pour un résultat mitigé: nous avons gagné à stopper l’initiative populaire pour un climat sain et donc à stopper les inscriptions de ses objectifs dans notre Constitution (initiative refusée par 99 voix contre 89 et 4 absentions). Par contre, au terme d’un débat fleuve, le Conseil national a accepté le contre-projet du Conseil fédéral. Et a décidé d’octroyer un délai d’une année pour présenter un contre-projet indirect…

J’ai eu l’occasion de le dire à la tribune: « Une inscription dans la Constitution ne garantit pas le succès (…) Vous ne pouvez pas, tout simplement, décider de supprimer des productions d’énergies sans réfléchir à leur remplacement, à notre approvisionnement ». Voilà pourquoi un retour en commission me paraît sage.

Vidéo de l’intervention: Pour un climat sain (Initiative pour les glaciers). Initiative populaire et contre-projet direct (   

Dans les travées de la Chambre du peuple, le loup est toujours bien présent… Nous avons octroyé une rallonge de CHF 5,7 millions pour la protection de nos troupeaux: ce crédit est inscrit au budget 2023 mais, en cas de besoin, les cantons pourraient agir cette année déjà. Et si la situation venait à être difficile, le bon berger et conseiller fédéral Ueli Maurer est même prêt à débloquer des crédits d’urgence !

A titre personnel, j’ai déposé deux interpellations: l’une pour défendre notre « gruyère »: j’ai interpellé le Conseil fédéral en lui demandant de nous présenter les instruments dont dispose notre pays afin de garantir une meilleure protection de nos produits AOP – suite à une récente décision de la justice américaine d’autoriser l’appellation « gruyère made in Winconsin »…

> Lien vers le texte déposé et développement « Protection des appellations d’origine protégée (gruyère) »

L’autre concerne la science et l’exclusion de notre pays du programme de recherche européen « Horizon »: que compte entreprendre notre Exécutif fédéral pour que la Suisse réintègre rapidement ce programme et comment juge-t-il les propos d’un professeur de l’Université de Fribourg qui critique ouvertement le comportement « antiscience » du Conseil fédéral ?

> Lien vers le texte déposé et développement « Initiative « Stick to science » et propos professoraux fribourgeois »

Petite note d’humour tout de même… En novembre dernier, j’avais interpellé le Conseil fédéral afin qu’il allège les mesures de protection sanitaire pour les manifestations extérieures, style par exemple, cortèges de Carnaval… Le 23 février dernier, le Conseil fédéral m’a répondu que l’accès à pareilles manifestations n’était plus restreint… Bon, pour la plupart, les « carnavaux » 2022 appartiennent déjà au passé, m’enfin, mieux vaut pareille réponse tard que jamais ! Bas les masques (sanitaires), haut les masques de Carnaval !

Pierre-André Page,
conseiller national, Châtonnaye

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