Pareille journée ne se raconte pas. Elle se vit. Mercredi 3 décembre, le canton de Fribourg avait mis les petits caquelons dans les grands pour recevoir son sixième Président du Conseil national. De Flamatt à Romont, en passant par Bulle, les étapes de Pierre-André Page auront été festives, conviviales, gourmandes et… oratoires !
A Berne, peu avant 12.36 h, on distribue les badges et on monte dans le train spécial où chacun des quelque 300 invités vont trouver un petit carton rempli de délicatesses de produits régionaux… fribourgeois ! Pas le temps de tout déguster qu’il faut déjà s’arrêter à Flamatt, première commune où les chants des enfants de l’école primaire du village enchantent Pierre-André !
Une bonne heure plus tard, le train stoppe en gare de Bulle: l’Harmonie de la Ville entraîne le cortège officiel dans la Remise TPF… ou plus exactement dans un restaurant gastronomique ad hoc. Salué par le Vice-président du Conseil d’Etat Philippe Demierre, invités, population et journalistes profitent des produits du terroir. Au pays du gruyère, Pierre-André revêt alors le tablier blanc des fromagers pour mettre en moule une meule qui sera, certainement, baptisée «la meule du Président».
Peu avant 16 heures, le train officiel s’arrête à Romont: tout le monde descend pour remonter, à pied, vers la Belle-Croix où va se former le cortège. Les chevaux du Cadre Noir et Blanc, les fifres et tambours et le Contingent des Grenadiers au complet, les sonneurs de cloche et un Conseiller fédéral empruntent la Route d’Arrufens pour rejoindre la salle du Bicubic.
Le public écoute sagement les discours, mais applaudit à tout rompre le Chœur des Armaillis de la Gruyère comme les mouvements de flamenco, de salsa et de hip hop des classes de CC danse. Suivront un apéritif (tiens, ce n’est pas le premier…) puis le banquet aux saveurs de bénichon. Entre cuchaule AOP, jambon de la borne AOP et meringues et crème double, viendra le moment de touiller un caquelon de remerciements. Ce sera une AOP – une Allocution garnie d’Octaves de mercis, signée Page – comme Pierre-André, venu dans sa patrie, glâner de quoi affronter son année présidentielle.
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