NEWS 12.03.2025
Première semaine de la session de printemps 2025. Lors de la première semaine de la session de printemps des Chambres fédérales, quelques ombres planaient dans le ciel (bleu) bernois… Bien évidemment, l’élection ce mercredi 13 mars, d’un nouveau conseiller fédéral. Mais aussi la guerre en Ukraine et ses conséquences sur la sécurité en Europe. Et des questions d’argent.
Première ombre à planer, le nouveau conseiller fédéral. Nous avons besoin pour ce poste (qui selon toutes vraisemblances sera celui du chef du Département de la défense), d’une personnalité forte, décidée à remettre de l’ordre dans les processus de pilotage et de contrôle du DDPS et de toutes les planètes qui tournent autour de lui; d’une personnalité convaincue de notre neutralité et prête à s’engager pour assurer, dans tous les domaines, la souveraineté de notre pays; comme aussi d’une personnalité attachée à utiliser à bon escient l’argent (du contribuable) que le Parlement a accordé à notre armée.
Jeudi dernier, le Conseil national a adopté une «déclaration» par laquelle le Conseil fédéral est invité à intensifier la coopération de notre pays en matière de politique de sécurité avec l’Europe. A mes yeux, un texte quelque peu superflu, tant notre neutralité est déjà notre contribution à la paix. La Suisse doit poursuivre, concrètement et pragmatiquement, ses efforts dans son rôle de bons offices et nous devons continuer à défendre notre neutralité et notre souveraineté de manière convaincante !
Revenons à deux sujets d’argent. Il y a cette initiative populaire de la Jeunesse socialiste «Pour une politique climatique sociale financée de manière juste fiscalement». Concrètement, elle demande un impôt de 50% sur les successions et les donations à partir d’un montant exonéré de 50 millions de francs ! Un impôt qui devrait servir à financer des mesures climatiques… Mais derrière le paravent de cet objectif, se cache la réalité: ce texte extrême va mettre en danger la transmission d’entreprises familiales. Sans compter, comme l’a souligné mon collègue Michaël Buffat que, «quand vous taxez la réussite, la réussite s’en va»: et de nombreuses grandes fortunes pourraient quitter notre pays, engendrant de très lourdes pertes de recettes. Des débats intenses qui reprendront lors de notre troisième semaine.
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